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Parler des droits de la femme revient à souligner les efforts de l’ONU et des organisations régionales des droits de l’homme pour faire respecter les femmes et leur reconnaitre les mêmes droits qu’aux hommes, indépendamment des spécificités de chaque région. Ce travail mené depuis de longues années a pour but d’instaurer l’égalité entre les hommes et les femmes. Ce projet ne sera atteint qu’une fois que les femmes seront complètement autonomes et que leurs choix ne remettront plus en cause leurs droits.

L’adoption de la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes et du Protocole à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatifs aux droits des femmes servent de fondements à cet objectif. Ces deux instruments juridiques interdisent toutes les discriminations à l’égard des femmes. A ce titre, l’instrument africain adopté en 2003 s’inscrit dans la lignée de son prédécesseur onusien de 1979 et souligne le devoir de tous les Etats africains d’éliminer toutes les formes de discriminations. Sa particularité est de mettre en évidence les maux des femmes africaines : logement, répartition des biens, traitement des veuves  et de prévoir certaines garanties pour y mettre fin.

Condition feminine

Condition feminine

Toutefois, il n’est contraignant que dans trente-six Etats africains1. La ratification de cet instrument n’est pas encore complète au niveau régional. C’est d’ailleurs l’une des missions principales du Rappor

* EBA NGUEMA Nisrine, docteure en droit et science politique. Chercheure associé au Centre Jacques Berques au Maroc. 1 Commission africaine des droits de l’homme et des peuples, Instruments juridiques, [en ligne], disponible sur <http://www.achpr.org/fr/ instruments >, (consulté le 25.10.2015).

teur spécial sur les droits de la femme en Afrique2. Nommé en 1999, le Rapporteur spécial veille à améliorer la situation des femmes en Afrique et à cet égard, il a entrepris de nombreuses missions pour collecter les informations relatives à leur statut et à leur place en Afrique3. Mais son travail rencontre un grand obstacle : celui des mœurs. La réussite de sa mission implique à long termes, le changement des mœurs.

Ce changement est-t-il possible ? Une rétrospection sur ces dernières années peut nous éclairer… Aujourd’hui, la femme africaine impose du respect. Son courage, son endurance, sa capacité d’adaptation en  font un être exceptionnel. Qui pourrait dire que la femme africaine n’est pas la femme la plus occupée (à la maison et au travail) ? Pourtant, elle a su prendre le train en marche et s’inscrire dans les questions sociales, politiques, économiques de son pays… La femme n’a plus de limites que celles qui sont indépendantes de sa volonté. Même dans les sociétés les plus reculées, la femme apparait être un moteur de changement à travers ses activités génératrices de ressources4.

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Membres des groupements d'éparnge et de crédit

SAVE THE DATE: Celebration de la fête patronale de la MUNASA

Dénoncer des violences, demander le divorce, exiger un travail, prendre des décisions ; plus largement revendiquer des droits est l’apanage de la femme instruite5. Le droit à l’éducation est sans doute l’un des droits qui a le plus fait évolué l’image de la femme et casser les stéréotypes.

Les patients et les familles doivent souvent payer de leur poche pour les services de santé à Madagascar où un financement limité est disponible de la part du gouvernement et des bailleurs de fonds pour fournir une couverture adéquate du financement de la santé. Ceci représente un fardeau particulier compte tenu des taux élevés de Malagasy qui vivent dans des ménages pauvres et qui subissent également des taux plus élevés de maladie